mercredi 19 mars 2008, par alfbja
Toutes les versions de cet article :
Dès 1952, l’OTAN projette de remettre aux normes la piste de Chambley. Le 3 février 1953, la piste, les taxiways et les hangars sont sortis de terre.
Courant décembre 1953, le futur patron américain de Chambley avec quelques officiers décollent de George AFB (Californie) pour rejoindre Chambley et faire leurs repérages. Dans les premiers jours de janvier 1954, le 21st FBW avec 78 « Sabre » se pose après un périple de 12.782 km.
Deux mille tonnes de matériel (dont 354 camions) sont acheminées (5 millions de dollars) avec une véritable armée autonome. Les familles prennent place. Des pilotes aux cuisiniers en passant par les médecins et les plombiers. Le pont aérien passe par Clovis (Nouveau Mexique). Le gros de la troupe rejoint la France par bateau, puis Chambley. En 1955, face à une menace imminente, les F86F sont équipés du strike nucléaire.
Le Major Général Américain Michaël Collins (à l’époque Commandant en second du 72nd Fighter Bomber Squadron), l’un des 3 astronautes américains de la Mission Apollo XI, se marie dans la Chapelle de la Base.
Au fil des années, la base ne ferme pas, mais perd son activité opérationnelle, ne servant que de transit.
Courant 1966/67, l’OTAN rend la base à la France. Le 6 août 1971 ce site perd son classement d’aérodrome. Il le retrouvera le 30 novembre 1982, inscrit sur la liste n°2 des aérodromes à usage militaire.
Depuis le début des années 80, les ULM ont investi le site, rejoints à partir de 1991 par les montgolfières, puis les aéro-modélistes, les PUL et autres engins volants, comme les avions.