Le Restaurant "Le Rendez vous de Saint Benoit"

© alfbja – Juni 2009


L’abbaye cistercienne

jeudi 20 mars 2008, par alfbja

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L’ordre cistercien (Ordo cisterciensis), également connu sous le nom d’ordre de Cîteaux ou encore de saint ordre de Cîteaux (s.o.c.) est un ordre monastique chrétien réformé, fondé en 1098 à l’abbaye de Cîteaux par Robert de Molesme ( mort en 1110) pour suivre la règle de Saint Benoît.


 L’histoire de l’abbaye

Selon divers auteurs, (que nous remercions pour leur travail solitaire souvent et silencieux aussi et de longue haleine : un travail de bénédictin !)
- cette abbaye a vu le jour en 1129 ou 1142.
- Albert fut le premier abbé du monastère jusqu’en 1144.
- 1740 Construction de nouveaux bâtiments somptueux (ce qui a priori ne devrait pas être selon la règle de Saint Benoît)

  • Les religieux de Saint-Benoît-en-Woëvre furent décimateurs [1] de Xivray. L’abbaye est mentionnée à Dombrot-sur-Vair à propos de rentes d’un capital de 8 000 livres dues entre 1761 et 1774, et perdues, suite à la Loi du 13 brumaire an II (fondations devenant « biens nationaux ») se trouve au cœur de la Meuse, près de l’étangs de Lachaussée.
    - 1776 Les comptes de l’abbaye sont dans le rouge à cause des énormes dépenses occasionnées par la rénovation.
    - 1791 Vente des bâtiments, destruction de l’église.
    - Durant la guerre de 14/18 Incendie de l’ensemble…

Ruines de Saint benoit


Abbaye de Saint Benoit en Woevre


Porte de l'Abbaye


Fronton de la porte

  Les abbayes cisterciennes de Lorraine * 05 mars 2008

Je mets en ligne des parties d’un travail universitaire, sur les abbayes cisterciennes de Lorraine, que j’ai écrit lors d’un DEA à l’université de la Sorbonne, sous la direction de Paul Benoît et de Michel Paris, professeurs médiévistes.

Voici le CV de la dame qui a écrit ce texte.

La situation de l’abbaye est très intéressante. Au Moyen Age, elle était cernée à moins de trente kilomètres, par la cité épiscopale de Metz au nord-nord-est, par l’abbaye de Gorze au nord-est, par le château ducal de Prény à l’est, par le château comtal de Mousson au sud-est, par l’abbaye de Saint-Mihiel au sud-ouest et par la cité épiscopale de Verdun au nord-ouest. L’abbaye était au cœur d’une région frontière et elle-même placée au carrefour de toutes ces influences.

Il faut noter que Saint-Benoît-en-Woëvre, bien qu’actuellement en Meuse, était au Moyen Age situé dans un territoire appartenant à l’évêché de Metz mais enclavé dans celui de Verdun.

Il faudrait, pour mieux comprendre l’intérêt de cette situation, étudier l’importance et le rôle des voies de communication médiévales.

En effet, le village actuel de Saint-Benoît est traversé et divisé par un carrefour de routes menant à Metz, à Toul et à Bar-le-Duc.

Ces routes devaient exister au Moyen Age et relient les grandes cités de la région.

L’implantation de Saint-Benoît ne semble donc pas fortuite, d’autant plus qu’elle fait partie des toutes premières abbayes cisterciennes fondées en Lorraine. Les moines, qui dépendaient de l’évêque de Metz mais ce qui se sont implantés dans la région verdunoise, ont-ils constitué leur patrimoine dans l’enclave du diocèse de Metz ?

Quel rôle ont-ils joué dans cette partie du diocèse, isolé du cœur du temporel épiscopal situé bien plus au nord-est ?

Le site de Saint-Benoît est très humide et même marécageux, ce qui est une caractéristique de la Woëvre. C’est un essart gagné par les moines sur les forêts dont il reste des reliquats tout autour du site.

L’espace est relativement plat : les forêts sont à environ 230 m alors que l’abbaye est située à 224 m. Il n’a pas dû être facile de drainer ce site.

Il ne reste pratiquement rien de l’abbaye, à l’exception des ruines du château abbatial du XVIIIe siècle. Les fermes ont repris les emplacements des bâtiments et pratiquent la céréaliculture. Le village actuel est éclaté en quatre parts à cause du carrefour routier.

Le site est traversé par l’Yron, dont la vallée est très large et barrée, derrière l’abbaye, par une imposante digue, de plus de 300 mètres de long sur près de 2 mètres de haut, en terre. Cette digue devait sans aucun doute permettre une retenue d’eau, pour former un étang utilisé par les moines.


Citeaux

Notes

[1] La classe des propriétaires comprend le souverain, les possesseurs des terres et les décimateurs. Cette classe subsiste par le revenu ou produit net de la culture, qui lui est payé annuellement par la classe productive, après que celle-ci a prélevé, sur la reproduction qu’elle fait renaître annuellement, les richesses nécessaires pour se rembourser de ses avances annuelles et pour entretenir ses richesses d’exploitation.” (Quesnay, in Daire, 1846,58)


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